Il y a une dizaine de jours, 3 casinos terrestres français ont été placés en redressement judiciaire. Cette actualité illustre les difficultés que rencontre le secteur depuis 3 ans maintenant. Durant cette période, son chiffre d’affaires a subit une baisse globale de 20 %. D’autres nouvelles nous prouvent également la fragilité de l’industrie. Néanmoins, quelques tentatives encourageantes sont mises en place pour tenter de redresser la situation.
Le jeudi 12 août dernier, la Société Française de Casinos (SFC) qui emploie 167 salariés et gère 3 casinos à Châtelguyon, Gruissan et Port-la-Nouvelle a été placé en redressement judicaire par le tribunal de commerce de Paris. En effet, le groupe n’est pas parvenu à trouver un accord avec ses créanciers. Il dispose d’une période d’observation de 4 mois pour réussir à renégocier sa dette.
Peu de temps auparavant, le 15 juillet 2010, le tribunal de commerce de Nice a déclaré en cessation de paiement le casino de Beaulieu, appartenant au groupe Partouche. Ce dernier a du, en outre, verser 77,45 millions d’euros pour une augmentation de capital effectuée dans le but de diminuer son endettement et d’augmenter ses liquidités.
Différents facteurs peuvent expliquer les difficultés rencontrés par le secteur des casinos terrestres. Il y a tout d’abord la mise en place de 2 lois : celle imposant le contrôle d’identité à l’entrée des établissements de jeu puis celle interdisant de fumer dans les lieux publics. Il faut aussi parler de la concurrence des sites de jeux d’argent en ligne qui permettent de jouer sans se déplacer et de l’image un peu veillotte des casinos qui ont du mal à attirer de nouveaux et jeunes joueurs.
Pour tenter de limiter la crise, certains acteurs ont mis en place des initiatives qui rencontrent un succès encourageant. Il y a par exemple la création de terrasses réunissant des machines à sous pour que les fumeurs puissent jouant tout en dégustant leurs cigares ou leurs cigarettes. En outre, deux jackpots multi-sites ont été lancés. Il s’agit de cagnottes progressives qui peuvent être gagnées sur un très large réseau de slots appartenant à différents établissements. Ainsi, elles offrent aux heureux gagnants des montants très élevés. Le premier jackpot multi-sites se nomme Partouche Megapot. Comme son nom l’indique, il a été lancé par le groupe Partouche. Ensuite, Barrière, Tranchant, Joa, Emmeraude et quelques indépendants se sont réunis pour mettre en place le Magic Casinos Jackpot. Enfin, avec la popularité du poker, les casinos ont souvent misé sur ce jeu de cartes, proposant toujours plus de tables de jeu. Cette stratégie semble payante puisque la clientèle des établissements est actuellement entrain de se rajeunir et que le chiffre d’affaires des jeux de table se portent bien. Néanmoins, les machines à sous représentent plus de 90 % des revenus d’un casino et ces jeux attirent beaucoup moins qu’auparavant.