Les acteurs de la libéralisation du marché des paris sportifs et du poker en ligne se sont montrés très réservés sur la mise en place de la loi avant la Coupe du monde de Football qui sera lancée en juin prochain en Afrique du Sud. Pendant les 4ème rencontres parlementaires sur les jeux en ligne, dont voici le programme, qui se sont déroulées à Paris, hommes politiques et opérateurs ont convenu qu’une mise en place de la loi dans 5 mois semblait assez difficile à réaliser.
D’après François Trucy, sénateur UMP et rapporteur de la loi, la mesure ne pourra prendre effet le 1er juin 2010, à cause du nombre important de dispositifs législatifs à débattre, à moins qu’une solution miracle ne soit trouvée. Il continue en affirmant que le plus difficile semble encore à faire. En effet, le texte ne sera pas examiné par le Sénat avant le mois de janvier prochain.
Lorsque le ministre du Budget Eric Woerth a présenté le projet le 5 mars 2009, il a donné la date du 1er janvier prochain pour la mise en place de la loi. Le 13 octobre dernier, cette mesure a enfin été adoptée par les députés. La date du 1er juin 2010 a alors été annoncée. Néanmoins, comme l’affirme le député UMP Jean-François Lamour, rapporteur du projet de loi, il est peu probable que ce délai soit tenu.
Pourtant, l’ancien ministre des Sports pense que cette date est totalement opportune. En effet, il n’existe pas de meilleur moment pour libéraliser le jeu d’argent en ligne qu’avant une compétition sportive aussi importante que la Coupe du monde de Football, d’autant que la France est qualifiée. En outre, même si la loi n’est pas passée, cela ne va pas empêcher certains internautes de miser sur des sites légaux ou illégaux.
L’organisateur du colloque, Jacques Myard, a lancé l’idée que l’Autorité de Régulation des Jeux en Ligne (ARJEL) puisse être mise en place avant la loi pour qu’elle puisse commencer à délivrer des licences, ce qui permettrait de gagner du temps. Cette proposition n’a pas été très bien accueillie par Jean-François Vilotte qui dirige l’organisme. Selon lui, il faut attendre que la loi soit effective. De son côté, Patrick Le Lay président de la Société de Paris Sportifs (SPS Betting) affirme attendre avec impatience la possibilité de travailler de manière légale. En outre, il déclare que si la date du 1er juin 2010 n’est pas tenue, ce sera un très mauvais coup pour toute l’industrie.
Il semblerait que se soit également une très mauvaise opération pour l’Etat français. En effet, lors de l’année 2008, les 30 millions d’internautes français qui se sont adonnés aux jeux d’argent n’ont laissé que 759 millions d’euros dans les sites légaux du PMU et de la Française des Jeux alors que le marché du jeu en ligne hexagonal est estimé à 2 ou 3 milliards d’euros par an. Cela représente un sacré manque à gagner pour l’Etat. Pour en savoir plus sur le marché du gambling online français, découvrez l’article du site Casino Yes dédié à ce sujet.