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Un colloque sur l’ouverture du marché du jeu d’argent en ligne

Dernièrement, le 5 mai 2009, un colloque sur l’ouverture du marché français du jeu d’argent en ligne a été organisé par le député Jacques Myard.

De nombreuses personnalités de l’industrie

Beaucoup d’acteurs importants du secteur ont fait le déplacement pour participer à cet événement comme l’ex directeur de TF1 Patrick le Lay qui travaille maintenant sur le pari sportif sur Internet, Maarten Haijer directeur des affaires réglementaires de l’European Gaming and Betting Association (EGBA), Pontus Lindwall responsable du site Betsson, Eric Bouhanna président d’Adictel et des responsables de la Française des Jeux et du PMU espérant défendre leurs intérêts face à la prochaine ouverture du marché du jeu en ligne prévue pour le début d’année 2010. Alexandre Dreyfus, le président du groupe ChiliGaming était également présent. Récemment, il a signé un partenariat avec le fournisseur d’accès à Internet Free. Illiad, le groupe de télécommunication qui dirige ce dernier, s’intéresse de plus en plus au monde du gambling. En effet, il vient de lancer une chaîne dédiée au Poker. En outre, Free a lancé un portail consacré à ce jeu de cartes très populaire depuis quelques années. Ce portail est réalisé avec l’aide de Madeinpoker.com qui dépend de ChiliGaming.

Un décalage entre le gouvernement et l’industrie

Actuellement, le jeu d’argent en ligne n’est pas encore légal selon la législation française. Ainsi, le colloque a montré un décalage entre la vision du gouvernement et celle de la majorités des acteurs de l’industrie. En effet, le premier désire que les taxes de 7,5 % se calculent sur l’ensemble des mises des joueurs alors que les professionnels demandent qu’elles le soient sur la différence entre les mises et les gains, c'est-à-dire le produit brut des jeux.

Deux interventions remarquées

Le responsable du site suédois très renommé dans l’univers du jeu d’argent en ligne Betsson, Pontus Lindwall, s’est montré très remonté. Il a affirmé que « le texte de loi ne répondait pas aux besoins des consommateurs ». Maarten Haijer est le directeur des affaires réglementaires de l’EGBA. Il s’agit d’un autre intervenant important qui s’est fait remarquer par ses déclarations concernant la limitation des gains à 80-85 % des mises du joueur. En effet, pour lui, aucun lien n’existe entre jeu compulsif et taux de reversement aux joueurs. Ainsi, pourquoi le ministre du Budget, Eric Woreth, pense qu’il y en a un.

Les délais risquent de ne pas être respectés

La mise en place de la loi risque de ne pas être effective dans les délais préalablement fixés. En effet, des retards sont à prévoie. Ainsi, l’un des professionnels s’en est pris à Jean-François Lamoure ex ministre de la Jeunesse et des Sports et rapporteur de la loi, au sujet des délais pour obtenir les premières licences de jeu française. Il a reconnu que les délais risquent de ne pas être tenus puisque la loi n’est pas encore passée.

Les candidats à la licence les mieux placés

Au niveau des candidats les plus sérieux pour l’obtention d’une licence de jeu française, nous pouvons citer Stéphane Courbit et sa société Manga Capital qui est en partenariat avec la Société des Bains de Mer (SBM), le groupe de presse Amaury et Patrick Le Lay.

Tous les acteurs du gambling online attendent de pouvoir investir légalement le marché pour obtenir une part du gâteau du jeu d’argent en ligne qui est estimé à plusieurs milliards d’euros. Les groupes de casino comme Tranchant, Barrière, Partouche ou Joa sont également très curieux de connaître leur futur concurrent.

vendredi 15 mai 2009